Delphine M. vous livre Thuin par touches: sorties, dégustations, portraits, projets...

Archive pour la catégorie ‘Zoom’

“Je pense que Thuin inspire.”

Qui, à Thuin, ne connaît pas Martin Jeanmart? Vous l’avez sûrement déjà croisé aux scouts, à la Saint-Roch ou lors d’une des innombrables festivités rythmant notre entité. Martin est aussi une des ressources-clés de la Ville: il est en charge des dossiers relatifs au développement de Thuin. Un travail assidu mais surtout un travail qui le rend heureux et qui offre à ce licencié en Histoire l’opportunité de côtoyer quotidiennement une ville au riche passé. Ce passé passionne Martin. Il a donc naturellement souhaité le partager à travers la littérature.

Le 12 octobre 2013, Martin a présenté son premier roman, La Dame de l’Ermitage. L’événement a drainé pas moins de 150 personnes! Originalité du moment: la présentation du livre a eu lieu à l’Ermitage de Thuin, endroit qui charriera l’esprit du lecteur au fil des pages de ce roman régional. Avec enthousiasme et modestie à la fois, Martin a partagé avec nous sa passion pour l’Histoire et “l’humain”. Car c’est bien l’Homme que notre écrivain thudinien place au coeur d’un récit dépassant les frontières de Thuin par les questions universelles (quête de soi-même notamment) qu’il aborde.

Delphine M. Se lancer dans l’écriture d’un roman est une véritable aventure. Comment est né ce projet?

Martin Jeanmart L’Ermitage est un coin où je vais me promener depuis que j’ai 6 ou 7 ans. J’ai écrit l’introduction du roman quand j’étais à l’unif’. J’ai repris le collier il y a 7 ans. Je voulais raconter l’histoire de saint Landelin. Ce personnage m’a toujours fasciné. Alors que sa carrière semblait toute tracée, il a littéralement “pété les plombs” et est devenu brigand. Après la mort inopinée d’un de ses compagnons de route, Landelin rêve qu’il se trouve en enfer. A l’époque (7e siècle, NDLR), les rêves ont une signification mystique. Landelin entre alors au monastère. C’est lui qui a fondé l’abbaye de Lobbes et une partie de l’Abbaye d’Aulne. L’histoire de cet homme, qui est passé du bien au mal et du mal au bien, m’a toujours fasciné.

La dame de l’Ermitage n’est pas seulement un roman historique. Il s’agit de la rencontre de trois étudiants qui réalisent des recherches historiques. A partir de là, le récit entremêle présent et action appartenant à un passé lointain. Nous avons donc deux temps: un temps contemporain et un temps de l’Histoire qui s’étend sur quasiment 1.000 ans puisqu’il couvre la période allant de la fondation de l’abbaye de Lobbes à la Révolution Française.

La Dame de l’Ermitage présente une quête historique mais aussi une quête des personnalités de chacun.

D.M. Donc le sujet de ton roman trouve ses racines dans ta passion pour l’histoire. Mais avais-tu déjà un goût pour la littérature?

M.J. J’ai toujours adoré écrire! Quand j’étais enfant,vers 6-7 ans, j’ai réalisé une BD sur l’histoire de Belges qui avaient résisté en 14-18. L’Histoire nous apporte beaucoup. Toutes les réponses que la vie nous demande ont déjà été traitées par des personnes qui y ont été confrontées avant nous. Essayer de ne pas refaire les mêmes erreurs grâce à l’Histoire est fascinant. Et Thuin, c’est le bonheur, car ce lieu est chargé d’Histoire.

D.M. Dans ce travail d’écriture, quel est l’élément qui t’a le plus marqué?

M.J. On dit toujours que l’écriture est un acte solitaire. C’est vrai. Mais je me suis appuyé sur des personnes qui m’ont servi d’exemple, qui sont allées au bout de leur rêve. Et je me suis dit: “Pourquoi pas moi?”. Les ressources humaines sont essentielles à mes yeux. C’est l’exemple des autres qui m’a permis de me dépasser. L’idée d’aller jusqu’au bout de soi-même est un véritable soutien. Quand tu reçois les caisses remplies d’exemplaires de ton livre, tu te dis: “Wouaw! Je l’ai fait!”

Je ne compte pas devenir riche avec ce bouquin (rires). Je suis déjà riche de toutes les personnes qui m’ont aidé et soutenu. Ca rend la vie belle et cela permet de faire des rencontres intéressantes.

Je pense que Thuin inspire.

D.M. Que souhaiterais-tu que le lecteur retire de ton livre au moment où il le referme?

M.J. J’aimerais qu’il aille se promener à l’Ermitage et en retire un moment de bonheur. Qu’il se dise que la vie est belle et qu’il le partage. J’aime à rêver que le monde peut être beau et que l’homme, grâce à ses rêves, peut échapper à ses soucis.

C’est à cette condition que je me dirai que l’écriture de ce roman aura été utile.

Vous souhaitez commander La Dame de l’Ermitage ou encore enrichir votre lecture de prolongements historiques? Faites-vous plaisir et cliquez sur La Dame de l’Ermitage, un roman historique au coeur de Thuin.

 

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“On parle souvent d’Académie de Musique, mais le véritable nom de notre institution est l’Académie de Musique, des Arts parlés et de Danse.”

David Denil a endossé la fonction de directeur de l’Académie de musique de Thuin en 2008. Auparavant, il était professeur de trompette. Après être sorti du Conservatoire Royal de Mons, il a enseigné dans trois académies dont celle Thuin (dès 1993). David Denil est un directeur dynamique, soucieux du bien-être des ses élèves et de ses professeurs. C’est ce  souci qui a guidé la réflexion autour du déménagement de l’académie.

Delphine M. L’Académie de Musique a déménagé le 22 novembre 2012 vers les bâtiments de l’ancienne gendarmerie, près du Chant des Oiseaux, à Thuin. Pourquoi ce déménagement ?

David Denil L’objectif principal du déménagement était d’entrer dans un bâtiment plus sain car les locaux de l’ancienne académie (NDLR rue Alphonse Liégeois, à Thuin) sont vétustes. Nous voulions emménager dans un bâtiment en ordre. La sécurité est très importante dans une école.

Un autre objectif important est de rassembler tout le monde sur le même site. Nos danseuses s’entraînent à Thuillies, dans la salle de gym de l’école communale. Elles étaient donc un peu à l’écart. Or nous avons besoin de travailler tous ensemble. Dans le même ordre d’idées, Monsieur Durieux et son orchestre répètent dans la salle de gym de l’Institut Notre-Dame. Cela implique une préparation de la salle et un rangement d’une heure avant et après chaque répétition.

On ne dispose pas de plus de classes dans le nouveau bâtiment mais on bénéficie d’un studio de danse et les classes sont aménagées en fonction de nos besoins. J’espère que dans une deuxième phase nous disposerons d’un espace d’audition, aménageable dans les combles de l’ancienne gendarmerie.

D.M. Le projet de déménagement est-il ancien?

D. D. Il remonte à trois ans. A l’époque, j’ai eu l’occasion de voir le bâtiment de l’ancienne gendarmerie et j’ai signalé aux Autorités Communales son intérêt pour notre Académie. La commune a réalisé ces travaux sur fonds propres. C’est la preuve qu’il y a une prise de conscience du politique de l’importance de l’activité culturelle à Thuin.

D.M. Pouvez-nous nous présenter l’Académie dans les grandes lignes?

D. D.  Elle compte plus de 530 élèves répartis en trois domaines. On y enseigne la musique, la danse et les arts parlés. On parle souvent d’Académie de Musique, mais le véritable nom de notre institution est l’Académie de Musique, des Arts parlés et de Danse.

Les élèves les plus petits ont 5 ans. Certains sont pensionnés. L’enseignement est gratuit jusque 12 ans. Entre 12 et 18 ans, un petit minerval est demandé. Au-delà de 18 ans, 170 euros sont à payer pour l’année. Il existe diverses réductions facilitant l’accès à l’apprentissage des matières dispensées au sein de l’académie.

A côté des cours, l’Académie organise des spectacles: on a un projet d’établissement sur la motivation. C’est important car nos élèves fournissent un travail régulier en plus des cours suivis à l’école en journée. On essaie donc de mettre nos élèves en situation. Chaque année, on organise un spectacle auquel participent les trois domaines (NDLR musique, arts parlés, danse) pour décloisonner et créer des synergies entre les classes. Chaque spectacle est chapeauté par un fil conducteur. En 2012, notre spectacle a drainé 1.100 spectateurs. Vu ce succès, nous prévoyons deux spectacles, sur les comédies musicales, pour 2013. L’un en février, l’autre en mars.

 

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“Thuin est une ville à l’échelle de l’homme.”

Marie-Yvonne de Saint-Georges travaille comme architecte urbaniste pour  Epure.  Cette équipe multidisciplinaire dispose de compétences en aménagement du territoire, économie ou encore sociologie. Epure dispose d’une solide expérience en matière de développement urbain. Quand on rencontre Marie-Yvonne de Saint-Georges, ce qui frappe est son incroyable disponibilité. Je l’ai interviewée un jeudi soir vers 21 heures. Elle terminait une journée harassante passée à arpenter Thuin et à rencontrer ses habitants. Rien n’échappe à son regard vif et certainement pas le potentiel qu’il y a en chacun d’entre nous. Sa passion pour son métier peut être résumée en une phrase : apprendre et encore apprendre des rencontres qui jalonnent son parcours professionnel. Et elle décèle un fabuleux potentiel dans l’amour que portent les Thudiniens pour leur ville.

Delphine M. Qu’entendez-vous par “rénovation urbaine” de la ville-haute?

Marie-Yvonne de Saint-Georges La rénovation urbaine présente l’avantage d’être une étude globale sur tout le haut de la ville de Thuin. L’étude vise à établir un diagnostic objectif mais également à écouter ce que ressentent les Thudiniens. Il y a une commission représentative des habitants, le comité de quartier, qui réfléchit aux pistes de développement pour l’aménagement et la valorisation de la zone. L’objectif est de déboucher sur une série de projets et d’actions concrets sur base d’un timing. A cela s’ajoute la nécessité d’envisager les possibilités de subsidiation, d’aides, qu’elles soient régionales ou européennes.

La rénovation urbaine a une visée globale: aménagement, culture, mobilité, etc. La rénovation s’adresse avant tout aux Thudiniens. Un axe essentiel du projet est de permettre le maintien et le développement de la population qui vit déjà à Thuin.

D.M. Quels sont les points forts de Thuin?

M-Y. de St-G. Ils sont évidents! Au premier regard, on voit de suite le centre historique émaillé de nombreux patrimoines, que ce soient des bâtisses modestes ou de prestige. Je note très majoritairement des bâtisses des 17e et 18e siècles. Il n’y a pas que ça. Thuin est une ville à l’échelle de l’homme. La ville-haute est sur un éperon rocheux enserré entre la Sambre et la Biesmelle. Elle offre des vues paysagères différenciées selon que l’on se situe au nord ou au sud. La ville historique est cernée par des milieux riches et des sites natura 2000.

Outre les caractéristiques physiques de la ville, ce qui me frappe, c’est la réactivité et l’implication des Thudiniens. Je pense à leur présence massive à la première réunion (lisez à ce sujet “Plus belle la ville“) ou encore à leur réactivité sur le questionnaire (NDLR: questionnaire de diagnostic disponible sur le site de la ville de Thuin). Ce genre de phénomène n’arrive pas tous les jours.

D.M. Que peuvent attendre les Thudiniens de la rénovation urbaine?

M-Y. de St-G. Il n’y a pas de projet préétabli. Le projet est à construire. Néanmoins en écoutant ce que les habitants disent, certains idées se profilent, comme l’allègement de la circulation de la Grand’ Rue. Il y a, sur un espace de 9 hectares, des disponibilités bâties et patrimoniales conséquentes (NDLR: église Notre-Dame des Carmes, Intersud, Chapelle des Soeurs Grises, etc.). En termes de capacité, il y a un fameux potentiel. C’est une des caractéristiques de Thuin. Il y a tant de choses à entreprendre malgré la petite taille de la ville.

D.M. Commet les Thudiniens peuvent-ils contribuer au développement de leur ville?

M-Y. de St-G. Ils peuvent participer à des réunions ou encore s’appuyer sur les membres de la commission de quartier comme relais vers l’Administration ou vers nous. J’invite les Thudiniens à nous faire part le plus vite possible de leurs idées. Qu’ils n’hésitent pas à nous dire s’ils sont prêts à jouer un rôle en tant que personnes ressources pour le développement de Thuin. Cela peut-être la garde d’enfants, l’animation d’ateliers créatifs, le travail sur un mur en pierres sèches des jardins suspendus, etc. Toute contribution est la bienvenue.

Les Thudiniens doivent faire savoir le rôle qu’ils veulent jouer dans la rénovation de leur ville. Leur participation légitimera l’ensemble de la démarche et donnera aux décideurs la volonté d’entreprendre. Cette participation directe permettra une bonne évaluation de l’action. De cette manière, le projet évoluera dans le sens correspondant aux attentes des Thudiniens.

logo plus belle la ville Thuin

 

Logo créé par le Centre Culturel de Thuin

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“Le SEL est un moyen de de gérer la crise.”

tu dis selLe SEL à Thuin, vous en avez sûrement entendu parler dans la presse locale ou sur facebook. Le bouche-à-oreille, une des nombreuses spécialités thudiniennes, vous a même peut-être éclairé sur le sujet. Thuin, ville saline? Dans ce cas-ci, le SEL n’est pas à proprement parler cette substance blanche dont vous saupoudrez vos frites. Le SEL est un système local d’entraide. Anne Dubois est l’instigatrice du Tu-dis-sel de Thuin. Cette initiative ne surprendra pas les Thudiniens qui  la connaissent. Soucieuse d’une vie empreinte de solidarité, Anne place l’humain au coeur de ses actions. Au sujet d’empreinte, on peut dire qu’Anne a marqué Thuin de la sienne. Elle y a fréquenté assidûment le patro (jusque ses 23 ans) avant de devenir animatrice louveteaux et animatrice d’unité chez les scouts de Thuin. Pendant de nombreuses années, Anne a coulé des jours heureux dans notre cité batelière avant de la quitter… pour y revenir avec un projet plein d’humanité.

Delphine M. Peux-tu expliquer en quoi consiste le Tu-dis-sel?

Anne Dubois Un SEL est un groupe de personnes qui déclarent être prêtes à rendre tel ou tel service. Cela peut-être du babysitting, la préparation d’un banquet, une aide pour les déclarations d’impôts, du jardinage, etc. On va proposer une liste de services mais les personnes désireuses de s’inscrire dans le projet peuvent évidemment en proposer d’autres, non repris dans cette liste. Concrètement, les personnes s’inscrivent au SEL et précisent le type de service qu’elles sont en mesure de fournir. Chaque personne inscrite recevra un bottin avec les coordonnées des autres membres du SEL ainsi que les services qu’ils peuvent échanger.

Quand on a besoin d’aide, on se sert du bottin pour contacter les membres du SEL. Ils acceptent ou refusent de fournir le service. L’idée n’étant pas d’être disponible en permanence, chaque individu est libre de refuser une prestation. Tout le monde peut apporter quelque chose. Ca peut être deux heures par an. Il n’y a pas d’obligation de “quantité”. Les services sont comptabilisés en heures. On les appelle grains de sel. C’est la monnaie d’échange.

D. M. Comment est née l’idée de Tu-dis-sel?

A. D. Il y a quelques années, j’ai vu une émission télé qui présentait le concept. En voyant les témoignages diffusés, j’ai ressenti l’envie de lancer le projet. Les SEL ont démarré il y a 20 ou 30 ans dans des milieux que l’on qualifierait aujourd’hui de “bobo”. Maintenant, il existe des SEL un peu partout en Belgique. Je sais qu’on en trouve aussi en France et en Argentine. J’ai parlé du projet autour de moi. Aujourd’hui, nous sommes 10 à nous investir, avec le soutien du CPAS de Thuin. Cette collaboration permet la mise en valeur des compétences de toutes les couches sociales présentes en Thudinie. Elle traduit aussi la volonté de favoriser la diversité et l’intégration.

D. M. Quels sont les objectifs de Tu-dis-sel?

A. D. L’objectif est de créer un esprit de communauté et de réaliser des choses ensemble. On veut promouvoir le contact direct car le SEL est là pour encourager l’entraide. En créant un espace de rencontre, on souhaite favoriser la solidarité. C’est aussi un moyen de gérer la crise car le SEL permet d’obtenir des services sans engendrer de coût en monnaie sonnante et trébuchante. Pour y arriver, on va organiser l’offre de services, des réunions et des événements pour instaurer un esprit de communauté.

D.M. Pourquoi à Thuin?

A. D. A mon sens, c’est une petite ville où il y a une certaine communauté. La vie à Thuin est ponctuée d’événements qui rassemblent les gens. Précisons que le Tu-dis-sel s’adresse aux Thudiniens mais aussi aux personnes habitant dans les environs (ndlr: hors entité de Thuin comme Lobbes par exemple).

 Plus d’info? Venez à la séance d’information organisée le vendredi 17 février 2012 à 20h, dans la salle de réunion du CPAS de Thuin. Comment fonctionne un SEL? Quels services sont proposés? A quelles conditions? N’hésitez pas à poser vos questions.
Contactez Anne par mail: tu.dis.sel@gmail.com
Elle répondra à vos questions sans tarder.

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“Les jardins pourraient être plus qu’un lieu historique et patrimonial pour devenir un lieu vivant.”

Luc noel jardins&loisirsLe 17 novembre 2011 , une équipe de Jardins & Loisirs (RTBF) a investi les jardins suspendus de notre belle cité médiévale. Luc Noël, présentateur bien connu des jardiniers en herbe ou avertis, a accepté une interview pour Clin d’oeil sur Thuin. Il a vanté, le temps d’une émission, les charmes de nos jardins suspendus. Le potager, on peut dire que Luc est “tombé” dedans quand il était petit. A l’époque, ses parents, oncles et tantes cultivent des lopins de terre. Luc y fait ses premiers pas de jardinier. Souvent avec plaisir, parfois avec moins d’enthousiasme comme il nous le confie avec humour: “J’étais de corvée pour la cueillette des haricots, pommes de terre, petits pois,…” Ces tâches n’ont pas eu raison de la passion de Luc pour le  potager et des arbres fruitiers. En 1996, il propose le concept de Jardins & Loisirs à la RTBF. En février 1997, le première émission est dans la boîte. Depuis le succès est au rendez-vous. Et pour les Thudiniens, l’émission consacrée aux jardins suspendus restera sans doute la plus belle.

Delphine M. Connaissiez-vous l’existence des jardins suspendus avant de venir à Thuin?

Luc Noël Oui, je les connais depuis très longtemps. Une personne originaire de Thuin m’avait sensibilisé à l’existence des jardins il y a une vingtaine d’années. C’était avant leur rénovation. J’avais déjà eu l’occasion de réaliser deux reportages sur ces jardins (un pour Jardins & Loisirs et l’autre pour Au quotidien) mais je n’étais jamais venu à Thuin. A l’époque, ce sont des collaborateurs qui se sont rendus sur place. Le tournage de ce Jardins & Loisirs était donc ma première visite à Thuin.

D.M. Que retenez-vous de cette visite?

L.N. Tout d’abord, je tiens à féliciter l’Office du Tourisme de Thuin pour son accueil extrêmement professionnel. Nous avons été très bien reçus et encadrés. L’accueil des habitants était très chouette aussi. Je souligne la convivialité du restaurant de la Ville-Haute, le Casa Nostra. On avait très froid et nous avons pu nous réchauffer l’estomac et le coeur.

D.M. Certains aspects de nos jardins suspendus vous ont-ils particulièrement marqué?

L.N. Oui. Je vais être franc. C’est un site magnifique tant sur le plan historique que sur celui de l’ambiance. Mais je suis un peu déçu car ce site est trop peu exploité. Heureusement, le vignoble et les vendanges des Zouaves (NDLR une des 14 sociétés thudiniennes participant à la marche Saint-Roch) créent une animation. J’ai découvert le folklore thudinien lors du tournage. J’insiste: je suis positif au sujet des jardins. Je ressens un potentiel… qui n’est pas exploité. Des solutions existent. On pourrait imaginer qu’une association gère des parcelles pour favoriser la culture de légumes bio, par exemple. Ce serait un beau projet source de convivialité. Les jardins pourraient être plus qu’un lieu historique et patrimonial pour devenir un lieu vivant.

D.M. Vous conseilleriez aux Thudiniens d’y cultiver quelles variétés de fruits et légumes?

L.N. Les terrasses bénéficient d’un micro-climat exceptionnel favorisant la précocité et le rendement des cultures. On peut très bien y cultiver des tomates en plein air. La vigne est bon exemple aussi. On peut profiter des murs pour cultiver des abricotiers ou des pêchers. Le site est indiqué pour les arbres fruitiers palissés. De manière générale, ces terrasses offrent la possibilité de cultiver un carré de potager dans d’excellentes conditions. C’est aussi l’occasion unique de se mettre dans une histoire. Cultiver comme les gens de la cité médiévale, c’est extraordinaire. Si une initiative est prise pour réaménager les jardins délaissés, l’émission Jardins & Loisirs est prête à revenir.

jardins suspendus thuin

 Vous avez manqué la diffusion de l’émission sur la Une le dimanche 4 décembre 2011 (vous étiez à la Sainte-Barbe?) ? Aucun problème, l’émission est rediffusée sur:
– la Une –  le mercredi 7 décembre vers 9h42 et le samedi 10 décembre vers 11h
– TV5 – le jeudi 23 décembre vers 9h et le vendredi 24 décembre vers 13h

Visualisez aussi la vidéo de l’émission en cliquant sur Jardins & loisirs – jardins suspendus de Thuin

Pour les amoureux de jardinage, Luc Noël et Marc Knaepen ont publié un nouveau livre intitulé Bonjour Marc, bonjour Luc. Désireux de rencontrer Luc? Rendez-vous pour une séance de dédicaces à la Librairie Molière (boulevard Tirou à Charleroi) le 10 décembre 2011, de 14h à 17h. Luc dispose de son propre portail: http://www.aujardin.com/

 

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« Nous sommes une des plus vieilles sociétés thudiniennes »

bruno manunzaBruno Manunza marche chez les Pompiers de la Ville-Haute depuis 41 ans. Début 2011, il devient président d’une société… qui existait bien avant la naissance de Bruno : les Pompiers ont 125 ans. Retour sur un anniversaire dignement fêté.

Delphine M. Le 22 octobre 2011, les Pompiers de la Ville-Haute ont fêté leur 125e anniversaire. Quel était le programme des festivités ?

Bruno Manunza Nous avons procédé comme à l’accoutumée et avons invité des sociétés amies pour la journée. On avait 350 marcheurs dont les Sapeurs et Grenadiers, les Chasseurs Carabiniers, les Mousquetaires, la Compagnie Saint-Roch, etc.  Certains groupes ont envoyé une délégation. Au final, les 14 sociétés de Thuin étaient présentes. La journée s’est passée dans l’amitié et la bonne humeur. J’en suis content. Le temps était avec nous: le soleil était au rendez-vous

Vers 13h30, nous nous sommes réunis sur la place de la Ville-Haute avant de nous diriger vers l’église. Le nouveau drapeau de la société y a été béni. Les groupes sont ensuite descendus au monument au marcheur pour y déposer une gerbe et jouer la brabançonne. Ensuite, direction la Ville-Haute à nouveau. Notre périple a pris fin dans la cour de l’école du Sacré-Cœur où les sociétés ont fait un carré. Chaque drapeau des sociétés amies et participantes a reçu une médaille et un diplôme.

Après la partie officielle, nous avons partagé le verre de l’amitié. Le souper des Pompiers de la Ville-Haute a ensuite pu commencer. Il a drainé quelque 145 personnes et s’est terminé vers 4 heures du matin.

D. M. 125 ans, cela représente quoi pour le folklore thudinien ?

B.M. Initialement, la société a été créée dans le but de combattre le feu et d’assister toutes les personnes de la Ville-Haute de Thuin. C’était donc un groupe de pompiers volontaires. Dès sa création, il y a 125 ans, le groupe a toujours participé à la Saint-Roch. A l’époque, il s’agissait d’une procession. Nous sommes une des plus vieilles sociétés thudiniennes après les Chasseurs Carabiniers et les Pompiers de Ragnies.

D.M. En quelques mots, quelles sont les caractéristiques des Pompiers de la Ville-Haute ?

B.M. C’est une société qui privilégie le lien. Elle compte 70 marcheurs. Cela peut paraître peu mais notre volonté est de garder un groupe relativement restreint pour privilégier la convivialité et l’amitié. D’ailleurs, les candidats doivent être parrainés par deux marcheurs de la société pour être acceptés. Au sein du groupe, on se connaît tous.

Les Pompiers de la Ville-Haute comptent également en leurs rangs le plus ancien commandant. Il s’agit de mon père, connu à Thuin sous le nom de Gigi Manunza. Il est commandant depuis 1975. C’est dire si les liens sont forts et perdurent dans le temps chez les Pompiers.

bénédiction drapeau

Bénédiction du drapeau des Pompiers de la Ville-Haute à l’église de Thuin Ville-Haute.

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